14 mai 2008
Mots d'enfants : dans la série "shocking"...
Il faut bien le dire, nos microbes ont quand même le chic pour nous en sortir quelques bonnes qui font du bien au moral...Dans la série, nous faisions hier quelques petites courses de dépannage avec le Poulpy au Franprix de ma banlieue lorsqu'il avise une petite gondole contenant quelques articles pour enfants : tétines, biberons, hochets en plastique, serviettes et ensembles de déjeuner (assiette + gobelet + petits couverts décorés de moult bébés hippopotames, canards et autres bestiaux roses, jaunes ou bleus). Le voyant accroupi devant la gondole et redoutant quelque idée aussi sotte que grenue, je l'interroge donc.
Dialogue :
- Poulpy, qu'est-ce que tu fais là ?
- Méééé, je cherche quelquechose pour mon p'tit frère !
- Ah c'est gentil, ça mon crapaud mais je pense que nous avons tout ce qu'il faut à la maison.
- Méééé non, je veux prendre ça (l'un des fameux nécessaires à déjeuner sous blister) pour mon p'tit frère, il en aura besoiiiiiin pour manger !
- Non, écoute repose ça, ton petit frère n'aura pas du tout besoin d'une assiette et de couverts au départ !
- (Air aussi choqué qu'abasourdi du Poulpy) : Quoiiiiiiiiiiiiiiiiii ? Il va manger avec ses doiiiiiiiiiiiiiiiiigts ???
Edit du 14/05 à 16:00 : REVELASSIONE (ouaich...quoi que...)
Suite à la question d'Alix, OUI le Poulpy Deux est bien un Poulpy BLEU ! lol !
On doit avoir un problème avec le mode d'emploi des Poulpettes !??
En revanche, je serai mouette pour 2 mois encore sur le prénom (rongez vos freins, curieuses !)
Je file à l'hôpital et MILLE, MILLE MERCIS pour toutes vos prières !
Edit du 15/05 à 15:00 relatif aux commentaires : vous avez pu constater que, contrairement à d'autres qui choisissent le filtrage pré-publication, je ne "censure" pas les commentaires que vous avez la gentillesse de laisser sur ce blog. Cela dit, j'aime assez savoir à qui j'ai affaire mais aussi et surtout à qui répondre donc merci d'utiliser des pseudos ou adresses valables et pas juste créés pour la circonstance...
INFO CRUCIALE : je n'ai jamais mangé personne (enfin jusqu'ici...yerk, yerk !).
Les personnes concernées par cet edit se reconnaîtront je pense...
12 mai 2008
Back in the Track...(ou presque)
La vie n'étant pas un long fleuve tranquille, notre séjour breton aura ressemblé à un sandwich :
- l'avant-veille du départ : Mini-Tuile
La Poulpy-Mum dégageait des everests de repassage à la vitesse de la moulinette nucléaire lorsqu'un retentissant "Zut ! Oooooooh zut-zut-zut !" lui parvint de l'étage inférieur, signe immanquable d'une catastrophe imminente ou déjà consommée. J'arrivai effectivement dans un souk innommable une chambre fort mal rangée au milieu de laquelle un Poulpy navré me regardait tel le mexicain opprimé voyant débarquer Zorro lui-même. S'ensuivit l'échange ci-dessous :
- Maman elles sont coincées !
- Qui, "elles" ?
- Les pièces du trésor des pirates (Playmobil)
- Ah non mon loulou, elles ne sont pas coincées, elles sont éparpillées partout dans la chambre, là !
- Méééééé non, j'te dis qu'elles sont coincééééééééééééééééééééé-heu !
- (la mère devenant subitement soupçonneuse) mais où sont-elles coincées ?
- Mais làààààà, dans mon nez !
Effectivement, armée d'une micro-lampe de poche et ayant allongé le sniffeur de pièces sur le plan à langer, je ne tardai pas à apercevoir deux mini-pièces dorées dardant leurs rayons maléfiques du milieu de la cloison nasale ! Pourquoi est-ce toujours ces jours-là que ça arrive, pourquoi-pourquoi-pourquoi-pourquoi ???? Après moult essais d'extraction infructueux (mouchages répétés, soufflages du nez, aspirations au mouche-bébé jusqu'à la limite de l'évanouissement maternel...j'ai même un instant eu la tentation d'y aller à la pince chirurgicale, c'est vous dire où j'en étais !!!) suivis de la vision horrifiée d'une cloison nasale à présent vide "mais elles sont où ?, mais elles sont où ?, mais elles sont où les pièces en or ? tagada-gado-reuuu, tagada-gado-reu", 2 appels au cabinet du pédiatre évidemment en vacances en même temps que son associé et confrère, une descente dans la rue avec ma miniature de Salluste ou d'Arpagon cyranesque sous le bras pour me rendre compte que malgré ma question appuyée du matin au petit déj - certes c'était avant qu'il n'avale son bol de café - Monsieur Poulpy était parti avec le siège-auto dans SA voiture, appel subséquent un chouille pétaradesque au-dit père et arrivée illicotesque autant que coupable de celui-ci 15 mns plus tard...je disais donc après moult péripéties, nous passâmes donc la majeure partie de la journée aux urgences pédiatriques locales. La fibroscopie nasale n'ayant rien révélé bien que remontée quasi jusqu'au cerveau, nous repartîmes donc bredouilles avec ordre de surveiller les sorties de couches révélatrices d'un diagnostic de déglutition de l'objet du délit ainsi que toute toux ou fièvre suspecte pouvant, elles, faire penser à un passage dans les voies aériennes ('achement moins drôle puisque présageant d'une ouverture des poulmons poulpesques pour récupération)..."Faites des gosses qu'y disaient...
Cela dit, prenons les choses du bon côté, j'aurai au moins ainsi appris que Playmobil était une marque aux collections fort pérennes puisque 80 % des médecins, internes, aides-soignantes, ORL rencontrés affirmaient avoir possédé le même fichu crétin de trésor pirate dans leur enfance (évocation qui leur mettait quasi la larme à l'oeil) + un frère, cousin ou voisin ayant au choix introduit qui des pièces, qui un boulet de canon dans son appendice nasal...De là à en déduire que les expressions "l'argent n'a pas d'odeur" ou "ça sent le souffre ou le roussi" sont de nature particulièrement empirique chez le mâle, il n'y avait qu'un pas...Je me suis retenue de faire passer tous les pirates au supplice de la planche devant l'air chat-pottesque-de-shrek du Poulpy...Et ai sorti mes gants Mapa à chaque "production" tel l'Indiana Jones de la Pampers à la recherche du doublon perdu...jusqu'ici sans succès...J'en déduis que le trésor des pirates s'ingère mais se digère aussi trés bien...avis à la population...
- Au milieu du séjour : temps formidable en Bretagne, journées à la plage, dans le jardin, parties de pâtés, de bacs à sable, de chasse au lézard, de décapitage de boutons d'or à l'épée en mousse...bref, le paradis du Nain ! + mariage trés sympathique d'un ami de longue date samedi dernier à Rennes...
- Fin du séjour : Maxi-tuile
Avec appel de mon oncle nous annonçant un AVC de mon grand-père (qui a heureusement pu l'appeler d'une main permettant ainsi l'intervention trés rapide du SAMU) avec hémiplégie importante du côté gauche...Il est hospitalisé, a retrouvé une mobilité du visage presque totale (sauf un peu la bouche) mais ne peut toujours rien bouger au niveau des membre inférieur et supérieur gauches...Au cas où vous auriez une p'tite place pour une intention de prière supplémentaire...
Vala donc j'irai vous lire au fur et à mesure de mes dispos et des visites (ça change les idées et ça permet de se refaire un équilibre) mais excusez par avance les réponses qui risquent de se faire à retardement...
28 avril 2008
Blog en Rush...
Au programme des 3 jours à venir :
Ca,
Ca,
...et ça :
avant de partir là :
(Spéciale dédicace à Dame Boucle d'Or et sa Tribu !)
pour une dizaine de jours de repos, de chouchoutage mômântesque, de bon air, de balades, de pâtés et de châteaux au bord de l'eau (espérons que ça ne soit pas dessous !!!) pendant que M. Poulpy-le-Preux et Bon-Papa-alias-Super-Mario-Senior finiront enfin les peintures de notre vestibule et salle de bain en chantier depuis 4 ans précisemment aujourd'hui !
Inutile de dire que dans cette contrée reculée (cad la maison de Papi et Mamie), les barbaries de la civilisation moderne - Internet en somme...- n'ont pas cours et que je ne pourrai donc ni vous lire (hélas !), ni vous répondre (là ça vous fera peut-être des vacances à vous aussi ! lol !) avant mon retour !
Soyez sages !
J'ai des yeux et des oreilles en place qui me tiendront au courant !!! yerk, yerk !
23 avril 2008
HALLUCINANT !
Pour une fois que je prête attention à un des e-mails automatiques qu'on reçoit (celui-là doit être issu d'un partenariat VB ou autre), j'en suis scotchée à ma chaise !!! Politiquement incorrect et enfonçant le clou en plus ! Etre mère, vouloir des enfants ne serait donc pas une tare ? S'en occuper non plus ? En faire tôt serait l'apanage d'une femme bien dans sa tête et dans son corps et pas seulement d'une godiche incapable d'études ??? Dire qu'une boîte qui met des bâtons dans les roues des femmes car elles sont potentiellement des mères et donc des empêcheuses de s'épuiser en rond (pour le plus grand profit de l'entreprise) serait de l'élémentaire bon sens ??? Là je dois dire que ça m'a mise d'une particulière bonne humeur et du coup, je ne résiste pas à vous reproduire l'interview en question car finalement réussir SA VIE ne serait-il pas plus important que de réussir DANS la vie ?
Pourquoi tant de grossesses tardives ?
L'âge de la première grossesse est passé de 24,2 ans en 1978 à 27,6 ans en 1998. Puis, en 2007, en région parisienne, les femmes ont en moyenne leur premier enfant à 32 ans (1). Cela entraîne des difficultés importantes pour la fécondation, car la femme est moins fertile en avançant en âge, pour le suivi de la grossesse et le devenir de l'enfant. Alors pourquoi tant de grossesses tardives ?
Pourquoi la première grossesse est-elle de plus en plus tardive ?
C'est que le monde a changé. Lorsque la contraception n'était pas disponible, faire l'amour impliquait un risque immédiat de grossesse, un risque inévitable. "Les femmes sont aujourd'hui moins spontanées et réfléchissent beaucoup à la faisabilité de la grossesse. Elles se demandent en couple : "sommes-nous vraiment prêts pour faire un enfant ? "' nous explique Fanny Marteau (2), psychologue clinicienne qui travaille au sein d'un pôle périnatalité.
Or, quand on veut être totalement prêt, mettre un enfant au monde dans un environnement idéal et parfait, on risque d'attendre très longtemps. On a le sentiment que l'enfant doit avoir une place prête pour l'accueillir, place pas toujours facile à préparer sur le plan matériel comme sur le plan psychologique. Pourtant, un enfant fait sa place. Les neuf mois de la grossesse laissent le temps de se préparer, de s'adapter et poussent à réagir pour être prêt quand l'enfant vient au monde.
Un autre aspect de la difficulté à décider de mettre en route une grossesse, c'est que pour la plupart des femmes de notre société, la maternité, c'est la grande inconnue. Fanny Marteau remarque que les femmes d'aujourd'hui n'ont que rarement baigné dans un milieu au contact de bébés car les familles sont de très petite taille avec un ou deux enfants, que nous ne vivons pas en familles élargies. Alors, la plupart du temps, elles n'ont jamais vu quelqu'un s'occuper au jour le jour d'un enfant. Tout cela est pour elles théorique. La transmission du maternage ne se fait plus. Cela devient une grande inconnue et ce qui est inconnu peut se révéler extrêmement angoissant.
Cette remarque est aussi valable pour les pères potentiels. Un petit garçon qui a eu un frère ou une sœur un ou deux ans après lui ne se souvient pas avoir vu sa mère s'occuper d'un bébé et si dans son entourage très proche il n'y a pas de jeune maman, il se sent totalement étranger au monde de la maternité et de la paternité. Du coup, le bébé imaginaire devient un bébé objet. Il ne s'agit plus d'un bébé réel, mais totalement idéalisé, comme une poupée. C'est une spécificité de notre société de consommation. On veut un bébé parfait au moment parfait avec la personne parfaite. Avec une telle vision de la vie, ce n'est pas étonnant que l'on hésite de peur de ne pas y parvenir.
La vie professionnelle retarde aussi la grossesse…
Les femmes font des études, travaillent, ont de l'ambition professionnelle et se mettent en couple plus tard. La vie personnelle, la réalisation de leur vie intime est mise à l'écart, en particulier tout ce qui est lié à la grossesse. Il n'y a pas de place pour un enfant dans leur vie. Et le monde de l'entreprise ajoute encore une difficulté. On n'aime pas y embaucher de jeunes femmes de peur de leur congé de maternité. La grossesse est considérée comme une gêne et les jeunes enfants comme des facteurs limitant ce que l'on peut demander à leur mère. Pire encore peut-être, dans le cas des mères célibataires, certains employeurs aiment profiter de la dépendance de ces femmes à leur travail. Elles savent que si elles disent non à une demande de leur patron, elles risquent le chômage et se retrouver sans emploi quand on est seul soutien de famille, c'est impensable. Alors, elles sont corvéables à merci. Ces situations ne donnent absolument pas envie aux autres jeunes femmes de tenter très tôt l'aventure de la maternité.
Et puis, constate Fanny Marteau, "certaines femmes sont si centrées sur leur intellect, sur leur réussite qu'elles sont coupées de leur corps". Même quand leur intelligence est évidente et leurs responsabilités professionnelles élevées, elles peuvent ne pas bien connaître leur corps et peuvent ne plus avoir de sexualité. Certaines font très peu l'amour. Le jour où elles font un bébé, elles font alors l'amour sur commande. Dans ce contexte, faire un bébé devient de plus en plus médicalisé.
Un élément joue encore en défaveur de la maternité plaisir, c'est la pression de la minceur et de l'esthétique. Les femmes veulent être parfaites, font des régimes, des liposuccions… Alors elles ont terriblement peur de ne plus contrôler leur corps une fois enceintes. Elles craignent de se sentir moche, grosse, d'avoir des vergetures, des varices, d'abîmer leurs seins avec l'allaitement…
Et si le monde du travail ne les aide pas, notre société non plus. Avec moins de 3 mois de congé de maternité, on se moque des femmes. La plupart des bébés ne font pas encore leurs nuits lorsque la femme recommence à travailler, et l'allaitement tel qu'il est recommandé par l'OMS devient quasi impossible (6 mois d'allaitement complet sans biberons sont conseillés). Fanny Marteau remarque : ' il faudrait 6 mois de congé maternité, et tout le monde y gagnerait '.
Le Professeur Olivennes (1), gynécologue obstétricien spécialisé dans les procréations médicalement assistées, lance d'ailleurs un cri d'alarme : "n'attendez pas trop longtemps pour avoir un enfant". En effet, tous ces freins à la maternité sont très graves. Parce que la fertilité diminue terriblement après 35 ans, sans que les femmes réalisent qu'elles finissent par mettre en péril leur possibilité d'enfanter. À 25 ans, la probabilité de mettre en route une grossesse est de 25 % par cycle, de 12 % à 35 ans et de 6 % à 40 ans. Alors, laisser passer le temps, c'est risquer de passer à côté de la possibilité d'avoir des enfants.
Alors que faire ?
Si la question est facile, la réponse l'est moins…
- Il est certainement essentiel d'inciter chacun à intégrer sa vie personnelle dans la vie tout court. De la part des parents, cela signifie ne pas seulement s'intéresser au cursus scolaire de leurs enfants, mais déjà de penser à les préparer à l'idée de devenir parent un jour.
- Et puis, il serait bon de dédramatiser l'image de la maternité. Nombreux sont les jeunes de 30 ans qui affirment : "un bébé maintenant ? Non, je ne pourrai plus rien faire…" Un enfant c'est une merveille, pas un poids, même si cela demande de l'attention.
- Cesser d'idéaliser le bébé, la maternité et la grossesse. Non, rien n'est jamais parfait, ni le couple, ni le moment, ni le logement, ni les finances.
Et Fanny Marteau conclut en affirmant : "il faudrait lâcher prise. Aujourd'hui, on veut tout contrôler et c'est ça l'erreur."
Newsletter E-Santé. fr - Article du Dr Catherine SOLANO en date du 21/04/2008
(1) Ces chiffres sont publiés dans un livre passionnant : 'N'attendez pas trop longtemps pour avoir un enfant' du Pr François Olivennes aux éditions Odile Jacob.
(2) Fanny Marteau est psychologue clinicienne. Elle est formée aux thérapies comportementales et cognitives et travaille à Pluralis au sein d'un pôle périnatalité avec le Dr Sylvie Angel. Elle soutient les couples pour tout ce qui tourne autour de la natalité, de la conception (difficultés avec la fertilité) à la grossesse (anxiété, manifestations dépressives, difficultés paternelles, grossesses pathologiques) et aussi après la naissance (prématurité, établissement du lien mère-enfant, dépression post-partum)…
Moralité, comme le disait Jean-Jacques : FAIS DES BEBES !!!
Edit du 24/05 à 15 H 45 : Une petite précision mais d'importance...
Je ne suis pas totalement monomaniaque ni obsessionnelle du mot "grossesse" qui, je m'en rends compte à l'instant, apparaît en gras dans moult passages de l'article...Ayant fait un copier-coller, je me suis un peu suffisamment battue avec la mise en page et j'ai laissé passer ça.
Que celles pour qui la grossesse est pour le moment un espoir douloureux m'en excusent...
21 avril 2008
Maso de la cuisine
Après avoir fait un flan au caramel, 2 fournées de muffins (je vous recommande chaudement la recette du CVF Spécial Tajines et Currys + Petits Gâteaux d'Antan), un moelleux au chocolat et 1 brioche, je saturais un peu du sucré et ai donc tenté une nouvelle petite recette marmitonesque dans la veine des défis d'il y a 10 jours. Voici donc la :
TARTE SAVOUREUSE AUX BROCOLIS, JAMBON et GORGONZOLA
Préparation : 15 min
Cuisson : 35 à 40 min
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 pâte brisée à l'huile d'olive
- 1 belle tête de brocoli
- 100 g de gorgonzola
- 4 tranches de jambon blanc
- 20 cl de crème légère
- sel, poivre
Préparation :
Préparez le brocoli : lavez-le, épluche-le et divisez-le en plusieurs petits bouquets. Plongez les bouquets environ 15 minutes dans l'eau bouillante salée (personnellement, je les y laisse plutôt 20 mns, histoire que tout soit bien tendre).
Etalez la pâte dans un moule à tarte, faites-la cuire à blanc 10 minutes au four à 180°C (thermostat 6).
Coupez le jambon en petit carrés. Faites fondre le gorgonzola avec la crème dans une casserole à petit feu.
Egouttez les brocolis, remettez-les dans la casserole, puis versez la crème et le jambon, mélangez.
Ajustez l'assaisonnement (attention cependant à ne pas trop saler, le gorgonzola l'est déjà passablement !) puis versez le mélange sur la pâte.
Enfournez pour environ 40 minutes à 200°C (thermostat 6-7).
L'avis de la Mère Poulpard : délicieux et parfait pour le soir avec une petite feuille de chêne ! Cela dit, dans la famille Poulpy, nous aimons énormément les fromages trés goûtus donc si vous êtes plutôt fans de l'emmenthal sous blister...faites une quiche lorraine ou allez voir cette recette-ci qui me fait déjà de l'oeil ! lol !
Désolée, je n'ai pas de photos de ma quiche mais à force, Monsieur Poulpy en a un peu ras-la-moustache-qu'il-n'a-pas de voir tous ses repas photographiés au flash alors, qu'affamé par une rude journée de bureau, il ne rêve que de se jeter desssus comme un troll des montagnes sur une cuisse de tricératops...En plus, ça lui donne l'impression d'être en live dans un épisode des Experts ou de NCIS avec tous ces flashs et l'assiette de dîner en forme de scène de crime, c'est moyen pour l'appétit !!!
Edit du 22/05 à 22 H 40 : Tarte d'Hélène testée ce soir même...Bé mes enfants, quand elle vous dit qu'au moment où la "farce" à la tomate réduit, "c'est là que tous les arômes se concentrent", ça n'est pas qu'une figure de style, c'est moi qui vous le dis ! Excellente, la tarte ! J'avais l'impression d'avoir la moitié de la Provence dans ma cuisine !
11 avril 2008
3 ans, toutes ses dents et des idées en pagaille !!!
Mais alors, en pa-gaille !!! Si vous en manquez chez vous, on vous les doooooonne (limite même on vous paye pour que vous les preniez) !!!
Bref, dire qu'à la rentrée, tu iras à l'école avec ton p'tit cartable de Winnie sur le dos (pas la peine de négocier, Spiderman et les Pirates, c'est NOOOOON !), que tu auras TES copains, TA maîtresse (qui saura tout mieux que moi évidemment), TES journées, TES gros mots, TON univers dont tu ne me diras que ce que tu voudras bien m'en dire, et ça, ça n'est que le début... alors qu'il me semble encore que c'était hier : ta petite bouille toute rouge et fripée à 3 cm ok, ok 3 mm de la mienne, ton bonnet qui ressemblait à une chaussette de contention mal coupée (en fait c'était du filet à compresse un peu amélioré non ?), tes plis dodus encore pleins de vernix (un bébé tout neuf, ça ne se lave pas ! Qu'on se le dise ! Sinon on lui gâte les défenses épidermiques...Le gras et le cracra, ça se laisse macérer 48 h sous les jolis bodies et pyjamas bleus tout propres - et dire que j'avais hésité à les emballer dans du papier de soie - sinon c'est que ta maternité, elle craint !), ton Nanane plus grand que toi et ton petit museau de hamster nain qui me reniflait sans cesse avec des petits couinements d'amour...
Que c'est beau et dur d'être maman...De te donner la vie, de te donner des ailes pour qu'un jour tu t'en serves comme il se doit pour partir loin de moi...Pour le moment, tu n'es encore qu'un p'tit poussin, un p'tit Poulpy et j'en profite...d'autant que je suis encore la seule qui raconte les histoires de Nanane, de Franklin, de cheval bleu et de vache orange mieux que personne (même Papa s'est fait renvoyer dans ses buts l'autre soir d'un "non Papa, pas toi ! Maman ! Toi, tu racontes tout plat ! *) ...Mon Grand-Petit-Bonhomme, ne grandis pas trop vite quand même mais grandis bien, ...mon p'tit Lapin...!
(*) Il faut dire que Papa ne "fait pas les voix"...Pauvre Papa piteux...Il est reparti tout malheureux et je le soupçonne d'avoir acheté l'intégral de Winnie en DVD et de s'exercer à voix haute tous les matins dans la voiture, avec son oreillette Bluetooth, histoire de garder la tête haute sur le parking du bureau et que ses collègues continuent à penser "punaise, quand même, qu'est-ce qu'il bosse tôt, ce gars-là...
Edit de ce matin (9H26) : Et comme un anniversaire ne doit pas ressembler aux autres jours, j'avais fait hier soir une bonne brioche à la MAP sur la recette suivante d'Annema :
- 3 oeufs,
- 80 ml d'huile,
- 120 ml de lait entier,
- une CS de fleur d'oranger
- 70 g de sucre,
- 420 g de farine blanche,
- pépites en chocolat,
- 1 paquet de levure Francine spécial pain (j'achète la mienne au Leclerc tout simplement)
J'ai battu les 3 oeufs en omelette avec l'huile, le lait et la fleur d'oranger et ai mis le mélange au fond de mon moule à pain. Ensuite, j'ajoute sucre et farine (j'ai rajouté un sachet de sucre vanillé pour le parfum). J'y creuse un puit à la cuillère - dans le mélange sec - et j'y verse la levure qui ne doit pas toucher le mélange liquide (la brioche risque de ne pas lever aussi bien, dixit mon mode d'emploi). Je branche sur le Programme 5 (sucré), poids = 1750 gr et, sur les recommendations éclairées d'Annema, croûte claire.
L'avis de la Mère Poulpard : le poids des mots ne valant pas le choc des photos, jugez vous-mêmes :
En bref, elle est aussi belle que bonne ! Je n'avais pas mis les pépites de chocolat car il faut les ajouter en cours de pétrissage et que nous partions nous balader quand j'ai lancé la fab. Cela dit, l'odeur délicieuse de la brioche chaude emplissait toute la maison à notre retour : miam !
Je n'ajouterai sans doute qu'une CC (au lieu d'une CS) de fleur d'oranger dans la prochaine car celle que j'achète est vraiment trés parfumée (M. Poulpy, lui, adoooore la fleur d'oranger...lol !)
Donc...à vos MAP..., prêtes ? Partez !
06 avril 2008
Le Défi "Trésor des Marmitonnes"
Pour répondre à Mme Cigale qui proposait un tag sur les recettes testées et approuvées extraites de Marmiton (en dehors de la crème au citron ou lemon curd - cf. mon post du 12/03), voici un petit plat de légumes testé ce jeudi grâce à qques 800 g de carottes solitaires criant d'angoisse dans le fond de mon bac Tup à légumes !
FLAN DE CAROTTES AU RAS-EL-HANOUT
Préparation : 15 min
Cuisson : 20 min
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1 kg de carottes
- 4 oeufs
- 20 cl de crème fraîche
- sel et poivre
- 1 gros oignon
- 1 bonne cuillère à soupe de ras-el-hanout
Epluchez vos carottes, coupez-les en rondelles, et faites-les cuire (20 minutes dans le cuit-vapeur). Epluchez l'oignon, découpez-le et faites-le cuire dans une poêle.
Préparez l'appareil pour le flan : dans un bol, battez les 4 oeufs et la crème fraîche, le sel, le poivre (au moins 4 à 5 tours de moulin), et une bonne grosse cuillère de ras-el-hanout.
Quand les légumes sont cuits, versez le tout dans un gros saladier, laissez refroidir un peu pour ne pas cuire les oeufs, puis versez l'appareil à flan par dessus le tout et mixez longuement (au mixeur plongeur comme pour la soupe). Mixez suffisamment longtemps pour qu'il n'y ait plus de "grumeaux" de carottes.
Versez le tout soit dans un grand plat, soit dans des ramequins individuels pour une présentation plus stylée.
Cuisson : au micro-ondes, compter 10 à 12 minutes puissance maximum pour un grand plat.
Comme tous les flans, il peut aussi se cuire au bain-marie au four traditionnel.
L'avis de la Mère Poulpard : trés bon et parfumé (avec une bonne CS de ras-el-hanout tel que recommandé, il faut quand même aimer les épices - à doser donc selon votre tolérance à l'exotisme !), étonnamment léger. A noter tout de même : mon flan est resté 14 mns au micro-ondes mais n'était pas tout à fait assez cuit en son centre, peut-être parce que je l'ai fait avec de la crème liquide et pas avec de la crème fraîche...A retenter donc pour vérifier...Doit être trés sympa en portions individuelles avec des morceaux de poulet marinés et grillés.
28 mars 2008
Mots d'enfant...
L'autre soir, après avoir bien barboté dans la baignoire, avoir innondé la moitié de la salle de bain en jouant aux animaux "qui crachent de l'eau" avec sa mère, le Poulpy en cape de bain (il ressemble à Caliméro sorti de son oeuf dans ces cas-là) regarde avec attention ses mains toutes humides et s'écrie sur un ton mi-fasciné, mi-inquiet "oooooh regarde Maman, mes doigts sont tout frisés" !!!
* * * * * * *
Ce matin, en mère indigne, je consultais mes mails, mon fiston assis à côté de moi sur un tabouret et feuilletant en vue d'un prochain anniversaire le catalogue Eveil et Jeux dont, évidemment, il lui fallait de toute urgence acquérir les 3/4 des produits (ben voyons...!). Devant mes dénégations et mes tentatives d'explication des pièges de la consommation, le ton monte, le nain s'énerve, monte debout sur le tabouret : chronique annoncée d'une bouille ratatinée ! Je monte, moi, le ton et m'étant pris un Légo vert sur la tête, lui intime sèchement l'ordre de resdescendre immmmmmmmmmédiatement dans sa chambre. Le Poulpy plisse le nez comme le chat qui se mettrait à crachotter, pousse un grognement vexé et descend alors les-dits escaliers en tapant des pieds au cri de..."morbleu !"
(là je dois dire que ça m'a un tantinet scotchée...Je l'ai même fait répéter pour être sûre d'avoir bien entendu et pas juste interpreté)...Il est certes dans une période de folle admiration des chevaliers - nous sommes même priés de l'appeler "Poulpy-le-chevalier" dès le matin au petit déj - mais de là à en utiliser les invectives dont son père et moi ne savons toujours pas où il a bien pu les entendre...Mmmmm j'en viens à me demander, un peu inquiète, s'il n'aurait pas des conversations limite médiumniques avec Lancelot du Lac, Duguesclin ou le Chevalier Bayard...Je m'en vais de ce pas répandre un peu d'eau de Lourdes autour de son lit, on est jamais trop prudent...
S'il commence à hurler dans la cour le premier jour : "Palsambleu, je m'en vais pourfendre ce paltoquet !", je sens qu'on va vite faire connaissance avec la pédopsy de l'école...Déjà que ma voisine (elle-même pédopsy à la retraite) me regarde d'un air plus que bizarre depuis qu'il lui a débité sans respirer "j'ai-le-chevalier-à-la-masse-d'arme-le-lancier-l'arbalétrier-le-roi-Arthur-et-même-le-garde-suisse-avec-son-n'halebarde"...
Edit du 29/03 à 10 H 38 (je sais, qu'est-ce que je fabrique là un samedi matin à c't'heure pas encore d'été ??? C'est bassement FAF : j'attends que mon fer chauffe ! ... J'vous l'avais dit que c'était pas glamour) Bref...après les mots d'enfant, les mots-clés Canalblog :
1/ Coloriage de tribunes immédiatement suivi de Poulpy hooligan : ça y est, je le savais ! les services sociaux nous surveillent dans le cadre de la prévention de la primo-délinquance. La seule chose qui me rassure, il n'est pas encore ? classé dans les dangereux, juste dans les "artistes à l'imagination débridée utilisant dans un refus d'enfermement créatif non seulement les simples toiles ou supports papier" mais aussi le "mobilier urbain" : certains taggueurs de banlieue ont même eu droit à leur expo dans des endroits connus, non ?...
2/ Mariage Cécilia pot à moutarde : là j'ai eu beau chercher en googeulisant même les tenues de l'ex-Première Dame, im-pos-sible de voir à quoi peut bien correspondre cette recherche...Et puis traiter Cécilia de "pot à moutarde", nan franchement c'est pas gentil ! Y'en a qui n'ont pas dû voir les photos du voyage de Carla Bruni-Enthoven-Fabius-Sarkozy-et-plus-si-affinités dans la presse...Là ça n'est plus du ressort du pot à moutarde mais plutôt de la cou-courde, voire de la cou-courge...avé sur la tête, elle, le couvercle de travers du pot à moutarde de Cécilia...Haaaaaaan....? Une opération de sape entre rivales ???
27 mars 2008
L'intimité du couple : Mystique de la Chair...
Ouh lala me direz-vous, quel sujet ?! M'enfin s'il y a bien un moment pour en parler c'est juste après la Résurrection qui, on l'oublie trop souvent même si on le proclame dans le Credo, est aussi une résurrection de la chair justement...
Bref, je lisais l'interview par J-M Bastière de FC (Famille Chrétienne pour les intimes ! lol !) de Fabrice Hadjadj, auteur entre autre de la fameuse pièce : Le Massacre des Innocents et qui vient de sortir un nouveau livre sur le couple intitulé La Profondeur des Sexes - Pour une mystique de la chair aux éditions du Seuil (aille, aille, avec un article où le mot sexe apparaît pour le moins une dizaines de fois, ils vont s'en prendre chez FC dans le prochain courrier des lecteurs !!! MDR !). La présentation du livre en première partie d'article puis l'interview de l'auteur par Luc Adrian (dont j'aime beaucoup l'écriture et l'humour) m'ont donné une envie irrépressible d'aller me l'acheter au plus vite : cet après-midi ??? Je vous livre trois des questions-réponses qui m'ont bien plues !
L.A. - Dans votre dernier opus intitulé La profondeur des sexes, vous abordez la question de la résurrection de la chair. Quel rapport ?
F. H. - D'abord, si nous avons une chair, c'est parce que nous sommes nés d'une union sexuelle. Les anges n'en ont pas. Ils n'ont par d'autre parent que Dieu. Ensuite, il y a dans le désir de l'autre sexe comme l'intuition folle que son corps est capable de rayonner de béatitude, de porter je ne sais quelle gloire. Les formes d'une femme contiennent la promesse d'une joie lumineuse que l'étreinte charnelle ne parvient pas à tenir. Alors on se dit soit que c'est une illusion, un appas pour pousser l'homme à faire la bête à deux dos; soit que c'est l'avant-goût de quelque chose de bien réel, mais de trés mystérieux : un autre état du corps, splendide, spirituel, à l'abri de la bassesse et de la mort, ressuscité quoi ! Enfin le sexe c'est aussi avoir des enfants, et la mère devine qu'une âme, ça peut se serrer contre son coeur. Alors elle aspire à le retrouver, son petit, et pas seulement en esprit immortel, pas non plus sous une autre défroque physique, mais dans cette chair même qu'elle a bercée et nourrie de son sein.
[...]
L.A. - "Je crois en la résurrection de la chair" est un article du Credo qu'on récite plutôt mollement : pourquoi cela semble-t-il moins plaire que la réincarnation ?
F.H. - Si on se réincarne, on en reste à ce monde bien connu, on peut retrouver des pantoufles...Dans le fond, on veut éviter de s'ouvrir à quelque chose qui nous dépasse.
Or la résurrection de la chair dépasse absolument notre pouvoir. Il y faut la puissance d'un Dieu inespéré. D'un Dieu dont la vie nous investit soudain, se coule dans nos veines, soulève chacune de nos fibres mieux qu'aucun amant ne saurait le faire. Cela peut causer quelque effroi, ce surgissement de la puissance divine qui, pour ainsi dire, nous (re)fait la peau. Il n'y a plus où fuir. Il sera désormais là, sensible au-dedans.
[...]
L.A. - Au Ciel, qui sera l'époux de ma femme, comme les Saducéens le demandent au Christ ?
F.H. - La gloire ne détruit pas la nature, mais la guérit et la surélève. Il faut croire que toutes nos relations fortes et belles ici-bas ne seront pas là-bas abolies, mais accomplies.
Cependant, dit Thomas d'Aquin, l'ordre de proximité suivra l'ordre de l'amour. En sorte que celui qui sera le plus uni à votre femme sera celui qui l'aura le plus aimée sur cette terre. Voilà qui vient déchirer notre cocon douillet. Il y a pour vous urgence à aimer votre femme davantage, ici, maintenant, si vous ne voulez pas que pour vous le Ciel s'ouvre comme un placard de surnaturel vaudevillesque.
24 mars 2008
JOYEUSES FETES DE PAQUES !!!
Christ est ressuscité, Il est VRAIMENT ressuscité !!!
Que vous et vos familles viviez et rayonniez de "cette joie que même la mort ne pourra vous ravir" !





























