Ca doit être le temps liturgique qui veut ça ou alors l'ambiance blogosphérique extrêmement pesante et désagréable mais je me suis dit qu'attendu que ça ne m'avait pas fait de mal à moi-même (mon côté "goûteur de poison" sans doute...) ça pouvait sans doute servir au plus grand nombre...Et vu que c'est la deuxième fois cette semaine que ce type de réflexion ou de méditation me tombe sous les yeux, je me dis qu'il n'y avait pas de hasard, non ? Quand Dieu se répète, ça n'est jamais pour des prunes mais c'est souvent, sans conteste, pour que ça fasse porter du fruit (cf. au hasard 1er Livre de Samuel, chapitre 3...)

 

1er "appel" le 5 Mars via une petite phrase aperçue sur Facebook :

 

"Si tu juges les autres, tu n'as pas le temps de les aimer" - Mère Térésa

 

2ème "appel" aujourd'hui via Retraite dans la Ville que je prends la liberté de vous relayer ici :

Le Vendredi Saint, la Sainte-Face de Jésus est défigurée : il a soumis son visage aux crachats, accomplissant ainsi la parole du prophète Isaïe. Durant ce carême, et plus encore, peut-être, les jours de la Passion, nous pouvons, non seulement nous unir, mais surtout nous faire proches de ceux dont la face est défigurée. Le mal que l’on commet, le mal que l’on subit, les défigurations infligées par le temps, les soucis, les mécomptes, les « baffes » - si j’ose dire - de l’existence, achèvent de nous associer, tantôt d’encore assez loin, tantôt de très près, à la Face outragée de Jésus. Face outragée et pourtant « Face adorable ».

Sur le Mont Thabor, Jésus annonce qu’il doit passer par la Croix pour ressusciter : chaque Vendredi Saint, nous nous arrêtons à cet aspect souffrant de nos vies qui nous fixe avec Jésus sur la Croix. La souffrance ne sauve pas en elle-même. C’est un abus, ou un raccourci de langage que de le prétendre. C’est lorsqu’elle est traversée, portée, motivée par l’amour, comme Jésus donnant sa vie sur la Croix, qu’elle peut déboucher sur une vie nouvelle, qui reste encore à inventer, mais dont on ne veut pas renoncer à la possibilité réelle : c’est cela la foi ! Nous croyons en la vie éternelle, ce qui n’est pas exactement la même chose que de savoir qu’il y a une vie éternelle. La foi est un saut, comme le dit Benoit XVI, elle est un seuil que le don gratuit de Dieu nous permet de franchir, même au plus obscur de nos vies.       

vallee sainte

(La Vallée Sainte - crédit photo : M. Zéliefrombeirut

Merci de ce joli cadeau Agnès, je le garde à côté de celle de JPII dans la cathédrale de Beyrouth !) 

 

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Le Poulpe avait déjà du mal à sortir de ses profondeurs ces temps-ci pour ramener sa tête de bulbe à la surface mais y'a dû y avoir du naufrage de chalutier dans le coin parce que ça sent un chouille le mazout...Face de Carême, ça devrait rimer avec coeur de crème et pas avec charité en berne...

Aaaaaah, tu vois Marie, t'as bien fait d'aller me chatouiller la motivation, je sens que j'ai le tentacule qui chauffe à nouveau ! lol !...Et t'es pas gênée (comme diraient les Poulpys minis) vu ton dernier message...Est-ce que le Blogo-Mojo est comme le boomerang ? Quand tu l'envois à quelqu'un, il te revient ? ...I hope so...                                                                                                                 

EDIT de 10:28 précises : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN ?! Vl'a t'y pas que je reçois un "nouveau message FB" et que j'aperçois ceci chez la Grenouillette :

Tiens compte des circonstances et garde-toi du mal.(Siracide 4, 20)

Résister à la tentation, c’est aussi avoir l’humilité de la prudence : la prudence dans sa manière de vivre, la prudence dans ses choix de vie. Cela suppose de bien se connaître pour avoir un discernement dans son action.
Si vous allez voir quelqu’un en sachant pertinemment que vous serez désagréable avec lui, il vaut mieux ne pas y aller ! Cela vous évitera au moins un péché et à lui, cela lui fera gagner du temps et peut-être de la sainteté. Il faut être réaliste, c'est-à-dire ne pas se mettre en situation de pécher. Il faut toujours se mettre en situation de sainteté.
On n’a pas besoin de se provoquer à toutes les tentations qu’on n’a pas eues, qu’on pourrait avoir et que finalement on va tester pour voir si on y résiste. Il faut donc avoir une vraie prudence. C’est une question de discernement. Si on sait qu’on est en train de décoller, il vaut mieux aller prendre des vacances en se disant : « Là, il faut que je me repose, il faut que je sorte de la situation ».
Se détourner d’une tentation et de la fascination d’une tentation pour regarder le Christ, vous voyez que cela demande à la fois de l’humilité, de l’intelligence et du discernement. Cette manière de regarder le Christ se réalise aussi bien dans la fuite, que dans le fait de ne pas se mettre dans une situation impossible, de connaître ses faiblesses et ses fragilités, d’être prudent, de connaître ses fatigues et son psychisme pour savoir prendre du recul au moment où il faut. Il faut acquérir cette connaissance pour apprendre à gouverner sa vie et résister à la tentation.  

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...Je ne voudrais pas faire un jeu de mot hasardeux mais le Seigneur enfonce le clou, là, non ?....