25 octobre 2007
Cécilia...
Bien que Chichis m'ait doublement devancée en faisant un sujet "nerfs" et "Cécilia" dans le même article, je ne peux m'empêcher d'en rajouter une couche m'étant rendue ce matin chez le...coiffeur ! Et où lit-on le plus les magasines people et potins qu'on oserait jamais acheter en kiosque sinon justement CHEZ LE COIFFEUR ???! Au passage, je ne sais pas pour vos conjoints mais si je ramènais un truc comme ça à la maison, M. Poulpy me défenestrerait derechef ! Ca lui donnerait l'impression angoissante d'être une sorte de Bernard Henry Lévy qui s'ignore dans le genre "j'ai cru épouser une intellectuelle et en fait ma femme est une greluche blonde à gros ploplos avec un QI de praire"...Admettez que ça a de quoi vous abattre un conjoint ce genre de découverte inattendue...Bref, j'étais donc chez le coiffeur et mon QI a, comme à l'accoutumée, considérablement rétréci au contact de la teinture qui étouffait perfidement mes cheveux blancs de devant (parce qu'évidemment ces vils félons du tif se concentrent tous pile-poil, c'est le cas de le dire, dans la mèche de devant et je les crois si fourbes de la fourche que pour un peu, ils agiteraient une pancarte "cheveux blancs de tous pays, unissons-nous z'ici"...Ohhhhh Mère-Grand que vous avez de vieux implants....). Une fois atteint le niveau 50, j'ai pu saisir diverses publications ragotoïdes dont les couv', elles, avaient toutes un point commun : le divorce annoncé du couple présidentiel et Cé-ci-lia (et oui la Latiatia de Johnny n'est plus "fashion" : elle s'embourgeoise trop avec son vieux mari et sa petite fille pour qui, EN PLUS, elle cuisine ! SI ! Perdue qu'elle est, on vous dit !)...Souhaitant me faire un point de vue objectif (hum, hum) il a bien fallu que j'en lise au moins 5 ou 6 (ben oui !) sauf ce fichu numéro de "ELLE" que les clientes s'arrachaient avec une mine de danseuse de haka version "si tu me le donnes pas, je t'enfonces mon bigoudi dans l'oeil et je te noies la face dans le bac à schampoing jusqu'à ce que mort s'ensuive"...Bref, craignant pour ma vie, je m'en tenais à Gaga, Mari-Patch, et autres Cloqueur....(toute ressemblance avec des publications existantes ou ayant existé ne serait bien sûr absolument pas fortuite)...Au bout de quelques chapitres, l'effet de la teinture s'atténuant et mon QI remontant de quelques points (niveau 65, machine à composter les tickets) je me fis à moi-même cette réflexion : Cécilia et Jacques Martin (un parfait inconnu comme tout le monde le sait), Cécilia et Nicolas, Cécilia et Louis, et Jeanne-Marie, et compagnie, Cécilia en jeans Dior et santiags Louboutin , Cécilia en maillot de bain griffé, Cécilia chez Prada, Cécilia et sa Mini rétro-turbo à Neuilly, Cécilia dans "ELLE" (j'ai pu voir la couv avant qu'une furie avec une espèce de rase moquette poilu affublé d'une truffe d'égorgeur de troupeau qui devait s'appeler Kiki ou Nina - Loop, private joke - ne s'en empare la bave aux lèvres), Cécilia devant le mur végétal d'un grand hôtel parisien pour "rectifier l'impression donnée par les photos d'elle dans l'Express qu'elle jugeait laides"...Ca fait quand même beaucoup de photos pour une femme qui dit préférer rester le "gourou de l'ombre" et vouloir juste faire ses courses au supermarché comme tout le monde...Peut-on sérieusement envisager de faire ses courses au supermarché "comme tout le monde" quand on épouse un homme qui a été maire à 28 ans et ce, en succédant à une figure politique de droite, puis successivement député à 34 ans, ministre du budget à 38 ans et ministre de l'Intérieur ??? Un homme dont l'ambition affichée depuis le début de sa carrière politique est d'accéder aux responsabilités les plus hautes de l'Etat ??? Peut-on sérieusement se décommander au dernier moment auprès du Président des Etats-Unis qui vous invite dans sa résidence privée et insiste auprès de sa propre famille pour qu'elle soit présente - ce qu'il ne fait pas pour tous les chefs d'Etat loin s'en faut - pour cause d'angine supposée et se faire photographier le lendemain en plein shopping ??? Peut-on sérieusement s'abstenir de voter alors même que toute la France dans un élan civique se mobilise, elle, pour son avenir ??? Peut-on sérieusement se remonter un tapis rouge sous un orage de flashs en robe Alaïa et ballerines plates (on ne lui a pas dit que les ballerines, c'est juste avec les pantalons si on ne veut pas avoir un look à la Charlotte aux Fraises ?) pour passer pour une icône de mode rebelle et donc moderne (admirez au passage le lien logique) et planter là les épouses des dirigeants du G8 pour aller souffler trois bougies sur un gâteau certainement pas au yaourt ??? Peut-on ???? Et bien non on ne peut pas à moins d'être une enfant trop gâtée et mal élevée, une vedette en peine de scandale, un top model en plein caprice de star...c'est-à-dire tout sauf "Madame Tout-le-Monde"...
Cécilia, Nicolas a ses défauts "comme tout le monde" et votre vie de couple, c'est privé, c'est votre affaire mais pour le côté "Félix Potin Atitude" lui, il aura au moins visité le Leclerc de Bois d'Arcy...Prends-en de la graine et n'oublie pas le jeton pour le caddie parce qu'au Leclerc, y'a pas de voiturier et que le billet de 50 euros même plié, il ne rentre pas dans le trouilloute pour la pièce de 1 ..Ben non, même en forçant....
Edit de 19 H 16 : Toutes mes excuses aux praires pour l'histoire du QI (rapport à mon Totem le Poulpe et au Milieu - aquatique - je me rends compte que c t insultant pour tous mes "en quelque sorte cousins" bivalves) ; à remplacer donc par "un QI de croûton à l'ail"...
20 octobre 2007
Regression Saturday !
Est-ce le fait que je vais bientôt devoir remiser le joli lit à barreaux du Poulpymini au grenier et le mettre dans un lit de "grand" pour cause d'escalade des-dits barreaux et de rétablissements sur le crâne façon Bidibule (si vous n'êtes pas nés dans les années 70, cherchez pas, c'est un truc de vieux => pour les ados, oui encore un truc antique en toc !) ?
Est-ce un effet secondaire des délicieuses semoules aux carambars de Muriel ?
Est-ce une visite impromptue sur le site d'Esquirol (puisque je sais de source pomponesque qu'elle n'est pas une psychopathe tueuse de peintres sur porcelaine et d'encadreuses amateurs - non Ségolène, ne te roule pas par terre, je ne mettrai PAS de e à amateur et je n'écrirai pas amateuse non plus ! Ségoooo ? j'ai dit non ! allez au coin !) => Esquirol : non en fait, je le sais "parce que je suis un cochooooooon !" (MDR ! excellentissime Nuf-Nuf)
Mais tout à coup, j'ai eu envie d'une petite plongée musicale dans quelques tubes mythiques de...mon Antiquité à moi, j'ai nommé les Swinging 80's (que celles qui auront réussi à ne pas taper du pied ou à ne pas fredonner lèvent la main...)
The communards - Don't leave me this way
envoyé par charbytv
Depeche Mode - Just Can't Get Enough
envoyé par hakim93200
Baltimora - Tarzan boy
envoyé par hakim93200
Lloyd Cole And The Commotions - Lost Weekend
envoyé par Lloyd-Cole
A ma grande honte, je dois reconnaître qu'on était toutes un peu groupies à l'époque mais que Lloyd Cole mis à part (le gentil fils de famille un chouille rockabilly qui n'arrive pas à avoir mauvais genre même en se forçant), ces jeunes gens n'avaient pas un look trés...viril, c'est le moins qu'on puisse dire !
LLOYD mon chou : je pense que là il est temps de commencer une analyse sérieuse, nan parce qu'accrocher les sabots de ta mère au mur, c'est comment dire... soit la marque d'une has been attitude hyper travaillée qui en devient presque de la pure branchitude visionnaire genre "Everyday Life is Art" (qui semblerait se confirmer par le mobile bouilloire au-dessus du lit à la fin de ton clip), soit un signe de syndrome country-post-oedipien détourné virant à la schizo calorifique (cf. ton double devant le radiateur).
LLOYD, comment as-tu fait pour faire craquer autant de filles dans les années 80 alors que tu avais certes la veste oversize pile tendance mais que tu remontais MEME PAS les man-cheu...??? (et ça, à l'époque, c'était comme une minette en tailleurs qui ne l'aurait pas porté avec des running genre "Working Girl", ...bref le truc impensable...Johnny Depp dans "21 Jump Street", lui, il remontait ses manches ! Nanméo....)
LLOYD : Dis de ma part à ton agent qu'il peut y aller sur la procédure de plagia sur "Urgences" parce que franchement le synopsis fondateur avec les mouvements de caméra à vous coller un mal au coeur que même la Méréprine (là encore si vous n'êtes pas nés dans les années 70, vous pouvez JUST PAS COMPRENDRE !), elle pourrait pas l'enrayer, il est là dans ton clip à toi !
PS : Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : à l'époque Kamel Ouali aurait eu un boulot de dingue parce que les chorégraphies, mes amies, les chorégraphiiiiiies....c'était quelquechose...(enfin façon de parler) !!!!
19 octobre 2007
Ah c'est beau le "service" public à la française !
Vous l'avez peut-être déjà vu mais j'avoue que celle-là, elle me plaît trop pour ne pas en profiter encore une fois :
PARODIE SNCF
envoyé par moidixmois
Et tout ça deux jours après la Journée Mondiale contre la Misère qui nous apprend tout de même que près de 7,1 millions de nos compatriotes vivent en-dessous du seuil de pauvreté (cad avec moins de 817 euros par mois) !!!
Il y a vraiment des fois où il vaut mieux en rire (même jaune, voire rouge dans le cas qui nous occupe)...
17 octobre 2007
Avec les frimas, voici le retour des bons p'tits plats !
Ah le bon pot-au-feu du dimanche quand le feu crépite dans la cheminée et qu'un beau soleil d'hiver éclaire le jardin...Bon là soyons clairs, je nage (d'écrevisse) en plein délire proustien genre j'ai fumé la madeleine parce que si nous allumons un feu dans la cheminée chez nous, la seule lueur que nous apercevrons rapidement sera le girophare des pompiers et la seule chaleur proche sera dégagée par nos poufs Ikéa en osier tressé en flamme ; quant au jardin, nous n'en avons que la vue : c'est celui de nos voisins...Soupir !
Qu'à cela ne tienne, la chaleur sera donc dans la cocotte et la lumière dans les z'yeux z'émerveillés (bon presque) de ma moitié par l'odeur de la blanquette alléchée...Puisque je fis ce dimanche une petite blanquette de veau ma foi plutôt réussie malgré l'oubli - un crime de quasi lèse-mijoté - du sacro-saint 1/2 citron...
Pour celles qui auraient un trou de mémoire momentané mais une envie de blanquette :
- 1 kg d'épaule de veau en cubes
- 1 blanc de poireau
- 1 carotte
- 400 gr d'oignons nouveaux
- 150 gr de champignons de Paris
- 1 bouquet garni
- 15 cl de crème fraîche (et pas allégée la crème, hein !)
- 60 gr de beurre (salé cela va de soi)
- 2 jaunes d'oeufs
- 2CS de farine
- 1/2 citron
Nettoyer les oignons et le blanc de poireau (ah ? à part Bridget Jones, y'en a qui les jettent comme ça dans la cocotte avec la peau, la ficelle et l'élastique vert ???), pelez la carotte.
Faites revenir la viande sur feu doux dans une cocotte avec 40 gr de beurre, sans laisser colorer. Poudrez de farine, remuer 3 mn. Verser de l'eau à hauteur (de la viande, pas de la cuisiiiine !) puis ajoutez les oignons, la carotte et le poireau ficelés avec le bouquet garni, sel et poivre. Couvrez et laisser mijoter une heure à feu doux.
ASTUCE : pour apporter une touche d'originalité à une blanquette somme toute classique, ajouter une gousse de vanille fendue en même temps que l'oignon, la carotte et le blanc de poireau !
Emincez les champignons, faites-les sauter 5 mn au beurre avec un filet de jus de citron. Egouttez viande et légumes, faites réduire le bouillon de moitié.
Remettez-y ensuite la viande et les légumes avec les champignons et portez le tout à ébullition. Ajoutez la crème (épaisse, fermière, qui colle à la cuillère, de la VRAIE crème quoi...) battue avec les jaunes et un filet de citron. Faites épaissir 2 mn à feu doux sans bouillir.
Dégustez seule ou accompagnée de riz ou pommes de terre vapeur...
Idée présentation : pour épater la galerie familiale - qui, théoriquement, vous est déjà acquise mais sait-on jamais, un ou deux séditieux pourrai(en)t ourdir un plan fourbe de rébellion à votre cuisine trop classique - vous pouvez présenter votre blanquette en servant les morceaux de veau sur un carré de pâte feuilletée individuelle (cuite évidemment) avant d'ajouter la sauce...
Et toc, fin de la sédition...A vos raaaangs, fixe !
14 octobre 2007
On va la manger, manger la pelouuuuu-seu !
OK, OK on a perdu ! En même temps, on ne peut pas dire qu'on ne se soit pas battu quand même ! Après, Mariel me détrompera si je m'égare mais à ce stade d'une compétition internationale en plus, c'est quand même pas complètement crétin de prendre un chouille moins de risque qu'au début, si ? Et là je parle pour les deux camps...Puis, nos p'tits cassoulets en shorts, on les critique, on les critique (d'abord moi je les plains, j'avoue, ces grandes armoires avec la larme à l'oeil, "ça me fend le coeur") mais les joueurs de l'équipe d'Angleterre sont quand même les tenants du titre non ? C'est pas comme si on avait perdu contre l'équipe des Galapagos ???!
Et puis, je vais peut-être dire un truc idiot mais c'est du SPORT, vous voyez ? Du sport ! C'est pas comme si quelqu'un était mort ou qu'on avait perdu la guerre hein ? Quand on remet ça en perspective avec certains évènements internationaux genre la situation en Birmanie ou les guerres éthniques dans certains pays africains, ça vous resoude le crampon à la pelouse non ?
Et dans le sport, 1/ L'important, c'est de participer 2/ L'essentiel, c'est de faire de son mieux et pour ce que j'en ai vu, et bien moi je trouve qu'ils se sont quand même bien donnés nos joueurs...Après, y'a la chance, le sens du vent, le battement d'aile du papillon à 5000 kilomètres de là, bref, un ensemble de paramètres pas forcément gérables et maîtrisables malgré l'entraînement, le mental, la bonne volonté etc...
En tout cas, je les félicite nos Bleus et même s'ils ont le blues (ça on peut les comprendre, se prendre une haie à 1 mètre de la ligne, ça ne fait plaisir à personne), je voudrais leur dire "allez les gars, nous on s'en fiche, on vous aim-eu biêng"...
PS : Mon Chabalou, pleure pas comme ça avé les cheveux dans la figure, tu me fais peine...
11 octobre 2007
Queen of the sous-pullz and boudohaarz !
A la demande de Miss Marie (c'est bien parce que c'est toi hein !), voici quelques horreurs photos souvenirs des années 70 (aille, aille) -> en gros : début 72, été 73 et hiver 74...Si quelques personnes qui me connaissaient avant ces photos ne veulent plus me parler après, je comprendrais...
Sur la première, QUEEN OF THE BOUDOIR : ma première galette des Rois (c'est là qu'on constate tout de même l'extrême partialité des parents à l'égard de leurs enfants car vous constaterez que j'ai une couronne sur la tête et un boudoir dans la main ; or, chacun sait que pour avoir la couronne, il faut avoir trouvé la fève et trouver la fève dans un boudoir (ce qui implique qu'elle y ait été préalablement introduite par des mains expertes), moi je dis...chapeau !
Deuxième photo (notez au passage l'air particulièrement urbain du modèle !) : c'est non pas l'amour-à-la-plage-bahoum-tchatchatcha mais bien l'été à la plage : j'apprends les contraintes de la vie en société au grand dam de mes parents qui durent gérer le renversage de seau d'eau froide sur le ventre d'une innocente dont le seul crime était juste de bronzer en paix ("méééé elle avait chaud la dame !") ou l'attaque sauvage des emprunteurs de seau à coup de rateau vengeur ....
Troisième photo : on sort son mouchoir et on pleure d'émotion devant le sous-pull en acrylique bleu marine (+ les mocassins à talon assez typés qui, si Maman les avait gardés, m'auraient fait un look Vintage trop hype cet hiver ! Poisse, ne rien jeter, ne rien jeter !) qui fait remonter dans vos yeux tout mouillés des images de l'Ile aux Enfants, de 1 Rue Sésame, de Claude François et les Claudettes, de Wonder Woman (aaaah ses bottes à étoile et son shorty bleu électrique), de la mode des sweet-shirts avec des transferts à paillettes Maya l'Abeille, des doudounes à capuche bordée de moumoutte synthétique, des bottes en cuir bordeaux, de l'élastique ou de la marelle dont le palet était une boîte de cirage Kiwi remplie de sable....C'est malin, ça y est, je pleuuuuure !
10 octobre 2007
Only Doooooooo !
Spéciale double dédicace "pour toi public", j'ai nommé notre chère Loop encore clouée sur son canap' pour 10 jours mais c'est pour la bonne cause !
Suite à ton dernier article "vache folle et squelettes", un petit clin d'oeil personnel trés apprécié par toute la Poulpy Family (certes nous sommes bon, voire trés bon public) chez qui "Toi l'Ananas ? Là tu m'agaces !" est devenu une expression de tous les jours ! lol !
Prends bien soin de vous !
09 octobre 2007
Marie Noël, "la neige qui brûle"...
Sûrement inquiet pour mon cerveau mafien en constant danger de ramollissement lié à un contact prolongé avec l'Intégrale de Chantal Goya (collectors compris), les Incunables de Franklin et les 20 DVD de 15 épisodes des Barbapapa, mon grand-père déposa il y a quelques temps dans ma boîte aux lettres - oui, oui, en fait il n'a pas confiance dans le facteur ou alors c'est qu'il préfère faire celui qui "passait là par hasard" pour venir prendre un thé et évidemment un petit gâteau chez l'aînée de ses petits-enfants et accessoirement sa voisine - bref, déposa dans ma boîte une grande feuille bleue d'invitation à un cycle de conférences organisé par le service Arts, Cultures et Foi de mon diocèse dont le thème n'était autre que ... Marie NOEL ! Autrement dit, l'un de mes poétes préférés...
Petite bio pour les non-averti(e)s, futur(e)s fans je n'en doute pas, que j'empreinte à INXL6
Marie- Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est née en 1883 à Auxerre dans une famille bourgeoise, propriétaire de maisons et de vignes. Un amour déçu, la blesse sans fin mais lui donna de s’ouvrir à l’écriture.. Atteinte de mélancolie au point de séjourner de longs mois dans un établissement spécialisé, Marie trouva dans la poésie le moyen de vivre et de s’exprimer. Ces notes intimes nous révèlent le combat d’une âme tenaillée par la culpabilité, habitée de terreurs sacrées, douloureuse de solitude. Sa foi et son expérience spirituelle, à travers l’écriture et une vie simple et cachée, s’épanouirent peu à peu vers la joie du salut, l’ouverture à l’amour. C’est dans la confiance en la miséricorde du Seigneur, qu’elle mourut en 1967.
Un regard contemplatif
C’est au cœur d’une vie très ordinaire que Marie-Noël trouve l’inspiration de ses poèmes, ses chansons, comme elle dit. Au fils des mots tricoté avec fraîcheur parfois malicieusement toujours vigoureusement, elle nous révèle son quotidien, ses états d’âme, son expérience spirituelle, ses coups de cœurs, ses joies et ses larmes. Son regard se laisse émouvoir par ces petits riens, ces petites choses de la vie auxquelles souvent nous n’accordons aucune importance. La poésie vient transfigurer le réel, l’ordinaire des jours.
Dieu
« Je n’ai plus que lui au monde… » Dieu est à la fois la source de son grand bonheur mais aussi de son angoisse. Ame souffrante, Marie-Noël cherche la lumière de la foi. Elle marche avec patience sur son chemin d’Humanité fait de dégoûts, de doutes, de faiblesses, de paresses, de petites lâchetés, de commencements et de recommencements.
Son but n’est pas d’être une « bouche préchante » mais d’ »annoncer Dieu par la sainteté » dans la pâte du quotidien, appuyée sur le mystère de Noël et l’eucharistie : « Avoir assez d’amour et jusqu’à deviner, à aimer la beauté des êtres laids, le trésor des pauvres choses, découvrir la merveille secrète du jour de pluie, de la plate campagne, du taudis, de l’infirme, de la vieille fille mal habillée. Avoir assez d’amour. »
L’écriture pour mission
C’est son confesseur, l’abbé Mugnier, qui oriente son don de poésie vers la mission : « Les croyants ont tout ce qu’il faut… Les incroyants, eux, n’ont rien. Vous irez chez eux en mission… »
Célibataire, Marie-Noël n’a rien d’une âme rêveuse. S’occupant de ses vieux parents, il lui faut aussi répondre à l’appel de ses frères et sœurs, de ses nièces et neveux, des voisins, des amis. Il y a toujours quelque chose à faire, un service à rendre : « Ma poésie avait besoin d’heures… elle n’aura rien eu que le reste des autres. »
Pour elle, son don de poésie lui vient d’ailleurs : « J’écoute et ce qui chante en moi je le rechante… » A l’exemple de nombreux saint, ce qu’elle a compris et vécu, c’est que le don reçu qui fait vivre, n’est pas que pour soi, il est aussi pour les autres. Fidèlement, Maire-Noël s’est laissée traverser par la musique des mots : « A mes amis, à mon prochain, je donne ma poésie, habillée en pauvre. ».
J'ai découvert grâce à cette formation la nuit spirituelle intense qu'elle a traversée sans pour autant désespérer de l'amour du Christ, ses crises de mélancolie allant jusqu'à "faire s'effondrer Dieu en elle" mais aussi son espérance sans cesse renouvelée, son humour incroyable, sa profondeur et sa sensibilité extraordinaires...
Petits extraits ecclectiques :
Duel des Lumières dans le jardin
(Extrait de "Notes Intimes" - Stock)
(et quand on met ce poème, ce chant comme elle les appelait en correspondance avec certains faits récents, l'état de certaines découvertes scientifiques initialement vouées au progrès et au mieux-être de l'Humanité, on ne peut s'empêcher de penser que si certains artistes sont "simplement" visionnaires, Marie, elle est tout à fait prophétique en ses intuitions spirituelles)
Au commencement des temps
DIEU
Ici est l'Arbre de Vie. Mange les fruits de cet arbre. Tu vivras.
LUCIFER
Ici est l'Arbre de la Science. Mange du fruit de cet arbre. Tu seras semblable à Dieu.
DIEU
Prends garde au fruit de cet arbre. Si tu le manges, prends garde : tu mourras de mort.
LUCIFER
Tu seras semblable à Dieu. Tu domineras les mondes. Tu plongeras au fond des mers. Tu t'élèveras jusqu'au ciel. Tu chemineras d'astre en astre.
DIEU
Prends garde. Tu mourras de mort.
LUCIFER
Tu seras semblable à Dieu. Tu feras travailler, comme ton esclave, le feu du ciel. Tu feras entendre ta voix d'une extrémité à l'autre de la terre.
DIEU
Prends garde. Tu mourras de mort.
LUCIFER
Tu seras Maître de la Vie, tu rendras fécondes, sans mâle, tes génisses, tes cavales, tes brebis.
DIEU
Prends garde. Tu mourras de mort.
LUCIFER
Tu seras le Maître de la Mort. Un signe de ton doigt et les villes tomberont en cendres. Une poussière dans ta main et tu détruiras la terre.
DIEU
Tu en mourras.
LUCIFER
Entre la Vie : mystère, et la Science : lumière, choisis ! Sois semblable à Dieu.
DIEU
Choisis. Prends garde.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
(Les mêmes - A la fin des temps)
LUCIFER
Ce que j'ai promis, je l'ai tenu. En toi s'accomplit ma parole. Tu fus semblable à Dieu.
DIEU
En toi s'accomplit ma parole : Tu en es mort.
Juillet 1947
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A VEPRES
(extrait de "Les Chansons et les Heures - le rosaire des joies" - NRF Gallimard)
Seigneur, il nous est bon d'être ici (Math. 17-4)
Le jour s'apaise. Allons cheminer, ô mon âme, Vois, l'éclat du soleil se tait, le ciel s'efface Quelle plaie avais-tu d'où la fièvre s'élance ? Dans cet enchantement câlin où s'évapore Une attente sans but en moi se désespère, Quelle haleine a flotté qui m'entraîne avec elle La paix des alentours est auguste et profonde, Un invisible pas entr'ouvre l'herbe sombre Seigneur, éloignez-vous de peur que je ne meure. Il m'a pris dans ses mains et j'ai posé la tête Demeurons. Il fait bon, Seigneur, sur la montagne. Les corolles des champs ont renversé leur vase, 1935 ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Ce texte-ci est un peu long mais prenez la peine de le lire jusqu'à la fin : C'est un pur concentré de poésie, de tendresse et d'humour... LETTRE A Raphaël Périé (son parrain), Domecy, 1924 |
Ma vieille nourrice est morte, la pauvre ! C'était son seul chemin pour aller se reposer d'une vie qui s'était acharnée à lui faire du mal. J'ai l'idée qu'être mangé de vers ne doit guère effrayer les pauvres gens qui ont été toute leur vie rongés des hommes.
Celle-là, c'était une si douce femme ! Le curé l'appelait : "la femme qui est allée en enfer". Si son père et sa mère Rappeneau l'avaient attachée par les pieds et les mains à la queue de la vache qui l'a tuée, ils n'auraient pas fait pis que le jour où, de force, ils l'ont mariée. Le mariage l'a traînée sur les cailloux beaucoup plus longtemps que la vache.
Elle avait eu la vocation religieuse. Elle était restée douce et patiente, en paix avec son mauvais destin. Elle gâtait tant qu'elle pouvait son grand têtu de mari (pas tellement méchant, beaucoup bête). Elle mangeait la croûte du pain pour lui laisser la mie. Elle a dorloté pendant des années sa fille, ma soeur de lait, une hideuse folle.
Mais sa maison était si sale que personne n'aurait osé manger dedans qu'une noix ou un oeuf à la coque. Devenue vieille, je refusais ce qu'elle m'offrait, mais, petite, je faisais avec elle la soupe dans l'âtre. On trouvait dedans, parfois, un grillon cuit.
Quand je me représente une maternité de refuge, calme, tiède, secourable, c'est elle que je revois avec sa bonne figure qui louchait. Je n'ai passé chez elle que, parfois, le temps de mes vacances enfantines. Mais je me souviens du chaud de son tablier autour de mon cou quand j'avais froid, de sa grosse main rassurante dans la mienne quand les sentiers sous les bois, le soir, commençaient à me faire peur...et de ses histoires et de ses sornettes et de "l'escargot qui chante sa mort". Comment se fait-il que ces impressions me soient toujours restées, tandis que je n'en trouve aucune semblable dans mes souvenirs de chez nous où pourtant j'ai été soignée Dieu sait comme ! et veillée de si près ? Je ne sais pas. A Auxerre, j'ai vu des jours gais, mais ma vieille nourrice, c'était le coin de chaleur tranquille de mes rêves. Peut-être qu'elle aussi savait rêver.
Une fois, presque à la fin de la journée, elle m'a conduite trés loin, au bout du monde, dans un champ mystérieux où nous avons coupé avec la faucille de grandes fougères. Je n'ai jamais retrouvé ce champ. Il n'avait pas d'entrée. Mais un bonheur était dedans sur le bord du soleil qui allait partir. Comment étions-nous venues là toutes les deux sans route ni sentier ?
On l'a enterrée hier. A son enterrement, une calme et plaintive cérémonie de campagne, baignée de la paix matinale des champs, toute la parenté d'alentour était venue, les cousins de Précy, de Villiers, de Chalvron, de Soeuvres...J'ai reconnu les gens, ils m'ont reconnue. Vous ne savez pas, vous, qui vagabondez de campagne en campagne, comme ce peut être doux d'être pour trois ou quatre villages rudes, "Mam'zelle Marie".
A l'auberge, "Mam'zelle Marie" de même mais pas plus fière pour ça. L'hôtesse, la nourrice d'ici, a un nourrisson absorbant. Ce n'est pas moi. Quand il perce ses dents, on peut s'attendre à tout. On trouve la mère et l'enfant affaissés l'un sur l'autre. L'un crie, et l'autre sanglote. En vain les mâles de la maison s'efforcent-ils de ramener les faits à leur juste mesure. Quand à moi ce jour-là, mange qui peut !
Et ce n'est pas le pis ! Bébé-Robert est affligé d'une inflammation à l'endroit précieux de son individu pour lequel ses couches-culottes furent inventées. Quand il remplit ses gros devoirs d'état, ça le cuit, il braille, on accourt. Vous ne pensez pas que nous allons laisser Bébé-Robert dans cet état pitoyable. Des précautions hygiéniques, des soins immédiats s'imposent. Bébé-Robert n'est pas de ces enfants qu'on néglige. On apporte une petite casserole d'eau tiède, on prépare un linge doux, on retourne l'homme sur le ventre...et allez donc ! Oh c'est de "l'ouvrage bien faite". Dix fois, vingt fois, le petit linge doux retourne du petit derrière barbouillé à la petite casserole tiède. A la fin, il y demeure plongé. C'est par ailleurs que la situation est absolument nette. L'eau de la casserole l'est beaucoup moins.
On l'envoie promener énergiquement sur le pas de la porte et on replace la casserole sur le feu avec une autre eau. Celle-là, c'est pour ...ma camomille !!!
J'ai refusé ma tisane hier soir. Vous me direz que, demain, le procédé sera à peu près le même. J'aurai du moins la ressource de penser qu'entre la toilette de Bébé-Robert et mon infusion, il s'est passé dans la casserole quelque cuisine intermédiaire. Tandis qu'hier, vraiment il n'y avait pas assez loin - sauf votre respect - du c... aux lèvres.
07 octobre 2007
Y'HAKA ???...
Ha, ha ! Ils se croyaient arrivés les Blacks avec leur danse de Taz où ils chantent genre ahanement un peu roots de l'Homo Sapiens qui a encore un morceau de sanglier cru mal mâché dans le gosier tout en se tapant leurs cuisses poilues avec un air "gros z'yeux" genre "si tu touches encore à cette enceinte avec ton épée en plastique, je te fais une oeuvre d'art primitive sur la fesse gauche à mains nues, vu ?"...Et Bé MEME PAS PEUUUUUUUUR qu'on a eu, nous ! ... Bon quand je dis "nous" hein, ce sont surtout eux en fait, nos p'tits gars costauds élevés au cassoulet et au Synthol ! Comme je le disais chez Loop, dire qu'on a failli rater ça ! J'avoue, le samedi soir, nous rejoignons l'immense masse décérébrée qui regarde la première série à deux francs venue, histoire de récupérer 1/ d'une dure semaine de labeur (et ça vaut autant pour M. Poulpy que pour moi !) 2/ d'une dure journée sur le thème "je suis un parent parfait qui fait de la peinture, masteurise l'art du Play-Doh, s'extasie devant sa progéniture engouffrant du gratin dauphinois et court pendant des heures avec un bâton en prétendant être Ivanhoé ou le Roi Arthur au mépris de la plus élémentaire dignité"...Bref, j'allais donc sacrifier au rituel lorsque j'avisais la mine un peu déconfite de ma moitié et dans un mouvement d'abnégation proche du sacrifice lui cédais le sceptre des loisirs : la zapette ...J'avais l'air malin parce que quelques minutes plus tard, c t moi qui criais "mais les nuuuuuuuuuuuuuuls, ils viennent encore de la perdre cette baaaaaaa-lleu !" en sautant à pieds joints sur le canapé pendant que ma moitié me tirait par le bras en faisant "mais chuuuuuu-teu tu vas révéiller le Poulpyminiiii"...et ce, jusqu'à la dernière minute parce que les Blacks sont quand même les Blacks et qu'ils sont un peu connus pour avoir une endurance de bête limite "crac" ils te mettent un essai derrière le genou 4 secondes avant la fin alors que tu les croyais encore à l'autre bout du terrain...
Cela dit avec 20 à 18, on a quand même eu chaud aux crampons...
Allez mon Bernie, hein on s'endort pas sur son Madrange parce que dans une semaine, va falloir avoir la couenne dure pour enlever la dernière tranche !!!
05 octobre 2007
Le spectacle est dans la rue !
Ou comment la vie quotidienne des MAF (Mère au Foyer) / FAF (Femme au Foyer) au choix :
- correspond aux lois mathématiques : "rien ne se perd (surtout pas les nerfs), rien ne se crée (surtout pas la routine), tout se transforme (surtout les journées) !
- constitue un spectacle burlesque de "happening" pour quelques individus chanceux et bien placés...
Je décidais l'autre jour de sortir faire quelques courses dans la matinée, histoire que la petite créature potentiellement angélique ou machiavélique qui me sert d'enfant puisse prendre l'air et ne pas rester baver sur son doudou malodorant en regardant d'un air bovin les Barbapapas faisant de la purée ou la Tortue Franklin en guerre avec sa petite soeur...Bref, la créature était tout simplement parfaite : comportement irréprochable sur les trottoirs ("Ahhhhh Maman quelqu'un a jeté un papier par terre, moi j'aime pas ça du tout, du tout") avec arrêt digne de Bip-Bip Coyotte au passage piéton, traversée desdits passages au "bon bonhomme" (Mamaaaaaaaaaaaaaaaan, haaaaaaaaaan la dame elle traverse alors que le bonhomme il est rouuuuge !) cad le vert, et politesse extrême dans les magasins (Bonjour Madame, au revoir Madame avec agitation de sa menotte dodue et sourire what-else à la George Clooney, limite double haussement de sourcils façon Magnum avant de franchir le seuil pour parachever son côté mini-tombeur)...Je dois dire que la politesse extrême est à l'enfant ce que le calme plat sans aucun chant d'oiseau est à l'orage : CA CRAINT ! Et surtout c'est éminemment suspect ! Ca indique un bouillonnement intérieur, la lave sous la surface se préparant à fendre la croûte du volcan aussi subitement que la sauce du sachet de poisson micro-ondes qui vous repeint le four de microparticules et l'emplit d'une odeur persistante insupportable. Bref, inconsciente de l'imminente catastrophe, j'abordai paisiblement la dernière phase de notre promenade matinale lorsque l'éruption se produisit : une crise de délire aussi subite que paroxystique en plein Super U ! La créature zébulonesque sautait partout, semblait doté de multi-pouvoirs tels que même les Heroes réunis en auraient bavé d'envie (quasi ubiquité entre les rayons lessive, bassines en plastique et crayons fluo facilitée par une vitesse de déplacement supersonique) et d'autant de bras que la déesse Shiva : je voyais voltiger au-dessus de sa petite tête blonde les brosses de balai, des paquets de Petits Ecoliers, les pots EN VEEEERRRE de moutarde (oooooh y'a Franklin sur la moutaaarde), les tétines de biberon (ooooh y'a des lapins sur ces bibiiiiiiiis ! on en achèèèèète ?), tout cela à un rythme trépidant et sous les regards attendris de plusieurs vieilles dames inconscientes visiblement sous l'effet de drogues puissantes leur rendant tout péril absolument invisible...L'apogée de cette épopée fut atteinte au rayon des collants qui, détail d'importance, se trouve dans le prolongement du rayon des alcools et apéritifs, zone rouge classée super-péril car contenant moult récipients multicolores et chamarés à haut pouvoir cassiforme (à l'attention des non-initiés : ceci est un pur Ségolénisme)...Je crus un instant pouvoir tendre un bras 2 secondes 1/2 vers une boîte de taille 2 noir 20 deniers lorsque le nain pervers me regarda avec un sourire machiavélique et prit son élan vers la zone rouge...Je lâchais mes 20 deniers, fis voltiger avec adresse mes 2 sacs (à main et à cadeaux de naissance) et ma baguette dans la même main afin de libérer celle qui devait empêcher le péril imminent. Hélas, le rase-moquette est habile et avait déjà pris de l'élan, quoi que négligeant un détail d'importance : il portait ce jour-là un coupe vent A CAPUCHE ("oui Messieurs à ca-pu-cheu" ! comme l'aurait dit Hercule Poirot => rediffusion tous les jours sur TMC à l'heure du déj, si c'est pas de l'info de ménagère de moins de 50 ans, ça, je ne m'y connais pas !)...Ce détail ne m'avait pas échappé et dans un geste désespéré, je l'agrippai du bout des doigts de ma main libre. L'autre détail qui m'avait, lui, échappé était que je portais une paire de ballerines non-dotée d'une semelle anti-dérapante ! Grave erreur ! L'élan du nain blond bip-bip et l'effet ballerine combinés donnèrent alors lieu à une glissade de 5 mètres entre les deux rayons avec traversée de l'allée principale sous les yeux hilares de 3 magasiniers qui s'occupaient des têtes de gondole. Je tentai bien de garder un air digne, ce qui eût été possible si j'avais été dotée d'une chevelure brune voltigeante, d'un manteau de fourrure blanc et d'une meute de chiens de traîneau comme la dame de la pub des Pyrénéens mais je ne parvins qu'à esquisser un sourire cripsé et smileysque...tout à fait de situation...
Moralité 1 : si le DRH du cirque Bouglione ou d'Holiday on Ice souhaitaient entreprendre un recrutement dans la section Clowns, je suis leur homme, enfin leur clownette (quoi, quoi ? Claude François il avait bien des Claudette lui, alooooo-reu ?)
Moralité 2 : La Mafitude est un excellent entraînement dans l'acquisition de la vertu d'humilité
Moralité 3 : L'hiver prochain, je fais le Raid Gaulloise au Groënland...





